samedi 28 novembre 2015

131 # FRANÇOIS, JE T'AI COMPRIS

J'ai appris la série d'attentats parisiens presque en live, avec un décalage d'une demi-heure, je crois : j'étais devant l'ordinateur, connecté. J'aurais pu filer, foncer, prendre appareil et caméra : je ne l'ai pas fait. Il n'y a d'ailleurs rien à ajouter. En revanche, ce que l'on peut dire c'est que si je l'avais fait, je les aurais sans doute croisés sans le savoir : Saint-Denis, la RN1, c'était ma route. Je me demande toujours, toutefois, pourquoi j'ai reçu deux jours plus tard un appel de Grèce pour la première fois de ma vie. Encore une fois j'ai perdu le numéro, l'opérateur est incapable de rien faire, et ce détail me tape sur le système. Internet et le jihad nous réservent, j'en suis bien certain, de très vilaines surprises (RALLIEZ ANONYMOUS) et des innovations et dans leurs cibles et dans leurs modes opératoires. Nous, je crois qu'il nous reste à trouver un mode vivatoire. Bref... comme je tournais dans ma cage suspendu à l'actualité, et que j'étais en contact depuis deux jours avec une américaine de Harvard qui archive les "traces" Charlie-Hebdo, sachant que j'avais un satisfecit à lui envoyer par ailleurs, j'en ai profité au milieu de la nuit pour me donner l'occasion d'esquisser un sourire. Le voici.
 
De: <productions130@gmail.com>
répondre à:productions130@gmail.com
à:Charlie Archive
Date:14 novembre 2015 03:44
Objet:Re: Contribution aux Archives Charlie
Envoyé par:gmail.com
Merci à vous, Tuo.
Vous pouvez constater à quel point votre intérêt pour Paris était justifié. Pouvez-vous envoyer un sms à votre président, je vous prie, pour lui dire que je n'ai jamais oublié ce que l'Amérique a fait pour nous contre les nazis, et que j'ai pleuré pour les gens dans les Tours. Et aussi : je crois que tôt ou tard on aura encore besoin de lui.
Travaillez bien. Merci.
Pascal Duthuin (Jordan Diowe)