vendredi 20 novembre 2015

123 # LE GRAND-PARIS

GURONSAN DE L'ISLAM : le boom-horizon 2050 d'après statisticiens
Combien de mécréants pleins de cette religion monothéiste et primaire se lèvent-ils chaque matin en se jurant d'enfoncer la chrétienté sous peu et de coiffer au poteau un max de têtes décapitées : mystère. Mais en physique, de mystère il n'y a pas : si la pression augmente à l'extérieur, elle doit faire de même à l'intérieur, sinon nous céderons toutes et tous et craquerons comme ce vieux mur du vieux Saint-Denis, dans un grand boom-boum. Une implosion mathématique. Une aberration. Putain, si c'est pas une guerre de civilisations, on peut quand même dire que ça y ressemble. Maintenant, si on me dit que c'est plutôt des rixes de quartier, ok je m'aligne, je coopte, et je paie mes impôts. Faudrait bien voir qu'on m'y prenne à penser de travers : j'ai vu la justice, moi, j'ai reçu les claques-dans-la-gueule de ses prêtres et ses shamans m'ont béni : je peux mourir en paix. Et Français, par-dessus le marché : elle est pas belle, la vie. Plus belle, tu meurs : c'est le paradis.
TERMINOLOGIE RELIGIEUSE et statistiques 2010
I - Chrétienté = 31%
II - Islam-part-en-couilles = 23 %
III - Judaïsme et divers = pas mal
Excellentes lois policières passées, et une presse qui dénonce et ne sait qu'avancer millimètre après millimètres sur une échelle graduée par des valeurs assénées comme des coups-de-poing : prétendues libertés, prétendue sécurité, et pourquoi pas prétendue vie. Perdant de vue l'essentiel à défendre dans un voyage qui pourrait bien être sans retour, l'empire médiatique regarde couler son monde sans paraître comprendre qu'il n'est déjà plus le sien, et que les valeurs à la fois progressistes et obsolètes dont il se pare et se repare devant le miroir des vanités n'y ont plus cours. Ne pas comprendre, c'est ce qu'il y a de pire. Je me demande juste combien de temps ça peut durer.
Je suis intimement persuadé de ce que tous les pouvoirs de ce pays se sont déjà concertés pour parer de manière convaincante, efficace, absolue, à l'échelon supérieur de la guerre qui nous est déclarée, échelon ultime de l'horreur, échelon qui anéantirait (pour combien de temps) notre humanité, échelon que j'ai encore vu aujourd'hui se préparer tranquillement dans Paris : les enfants-explosifs. TOUT doit être FAIT (mais je prêche des convertis, quel idiot), IMMÉDIATEMENT (et j'en rajoute, putain de merde), pour rendre de tels actes sinon impossibles, du moins plus difficiles à réaliser QU'UN SAUT EN L'AIR SANS QUITTER LE SOL. Oserai-je un timide : le voile favorise ? Récemment vues et abordées à L'Isle-Adam une convertie très récente et ses deux filles de dix ans intégralement enturbannées, hormis trois tronches occidentales blafardes dont certains signes m'apprirent que la femme était blonde, au bord d'un 4X4 balèze sur le parking du Decathlon. Va savoir : probablement des sangles et du cordage pour fignoler leur parachute.
De loin l'idée, la phrase, le fait le plus effrayant, et qui pour moi pourrait bien synthétiser l'An de Grâce 2015 : "on en a pour vingt ans".
De la bouche d'un analyste disséquant le possible avenir, et d'après lui l'inévitable explosion de Daech puis les miryades de constellations terroristes devant s'en disséminer tous-horizons. Le mec, tu l'entends une fois dans ta vie, t'as immédiatement envie de lui accrocher du béton aux rotules et de l'envoyer raconter des salades aux tortues, qui en raffolent. C'est ridicule, parce que ça se bouscule déjà au portillon dans le même but, en pire.
On en a pour vingt ans, ça veut dire : le deuil est impossible et le pays va changer du tout au tout. Ben, ce ne serait pas du luxe.
Incident du jour in the subway : je prononce à voyelles feutrées une phrase honteuse d'excuses parce que j'ai touché le dos d'une dame avec mon sac-à-dos, et je découvre une black littéralement déchaînée qui me hurle dessus et fait trembler tout le wagon en phrases courtes et assez cohérentes. Sens global : tu me parles pas. Et je n'exagère rien. Imagine : sûr qu'au partir, je lui dis au revoir en tartinant du miel rance sur sa vieille plaie. Elle en remet un typhon, mais là j'en apprends plus : "va parler à ceux qui sont comme toi, les propriétaires du pays". Sûr, quand t'as toujours su enchaîner les moments de tension pour couper court aux propos racistes, ça fait plaisir. C'est l'instant où après avoir très succintement effleuré le sujet de la matière fécale, je trace. Tout en essayant mentalement, avec difficulté, de définir les vingt parisiens vivants et debout qui m'entouraient immédiatement au moment des faits et qui, tout comme moi, se sont fait défoncer les tympans. Les mots se bousculent et s'entrechoquent : ombres, songes, zombies, ersatz, fanes-de-carottes. Sais pas. C'est difficile à dire.
Saint-Denis, 18 novembre 2015. "Sommes-nous en guerre", titre récurrent de Libération depuis l'affaire Charlie-Hebdo. Dommage que je ne sois pas alcoolique. Si je l'étais et que je lise ça dans le journal, j'arrêterais de boire aussitôt.
Nadine Morano, son "obsession du voile" et tous ceux qui exigent vie et liberté dans ce pays pour les leurs comme pour eux-mêmes emmerdent les médias dévoyés prenant leur encre pour de l'eau bénite. Libé en premier lieu. Étonnant comme ce journal qui excella dans la dénonciation du mal semble incapable de lucidité comme de changement d'avis. Attitude anarchiste qui pourrait être louable, mais en l'occurrence absurde et qui est dommageable. Finalement les contraires vont finir par se rejoindre : le FN et Libé montent à deux échelles différentes mais la même connerie les attend tout en haut. Je me demande bien lequel des deux, du parti ou du média, a le plus d'influence et laissera le mieux l'empreinte douteuse de sa grosse patte sur le registre de l'Histoire qui, me dit-on, vient de se rouvrir.
Une autre façon de le dire : bande de caves, quand on ne se coltine ni dans le train ni dans le quartier toutes ces tarées insultantes couvertes comme des armoires-à-bombes, on parle juste d'autre chose. Je ne sais pas, moi : des suédoises qui remontent les Champs, des anglaises dans les parcs, des russes qui font rougir le rond-point St-Honoré. Ce ne sont pas les sujets qui manquent. Paris est encore Paris, même si les murs craquent.
Vingt longues et sanguinaires années à lutter contre la secte du Temple Solaire intégrée à l'échelle nationale semblent être les quatre-vingt-dix minutes d'une séance de cinéma porno au regard de ce qui nous attend. 


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